Perceptions of the Second Sophistic and Its Times - Regards sur la Seconde Sophistique et son époque

Perceptions of the Second Sophistic and Its Times - Regards sur la Seconde Sophistique et son époque

THOMAS SCHMIDT
PASCALE FLEURY
Volume: 49
Copyright Date: 2011
Pages: 304
https://www.jstor.org/stable/10.3138/j.ctt2855wh
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    Perceptions of the Second Sophistic and Its Times - Regards sur la Seconde Sophistique et son époque
    Book Description:

    From a workshop held at Université Laval,Perceptions of the Second Sophistic and its Timesbrings together fourteen essays and a range of perspectives, including work from scholars in literature, philology, linguistics, history, political science, sociology, and religion.

    eISBN: 978-1-4426-9036-3
    Subjects: History, Language & Literature

Table of Contents

  1. Front Matter
    (pp. i-iv)
  2. Table of Contents
    (pp. v-vi)
  3. ACKNOWLEDGMENTS/REMERCIEMENTS
    (pp. vii-viii)
  4. INTRODUCTION
    (pp. ix-xx)
    Thomas Schmidt and Pascale Fleury

    Les regards portés par les modernes sur la Seconde Sophistique ont beaucoup changé au cours des deux derniers siècles.¹ Sous l’influence d’une vision classicisante de l’Antiquité, la littérature grecque de l’époque impériale a été largement ignorée, voire décriée pendant le XIXeet une bonne partie du XXesiècle. Les manuels d’histoire de la littérature grecque rédigés à cette époque n’en font pas ou peu de cas, et l’on ne compte pas le nombre de jugements condescendants portés sur cette littérature considérée comme vide, décadente et vaniteuse.² Elle pâtit aussi de la controverse entre atticisme et asianisme qui fit rage en...

  5. SECTION I: ESSENCE ET PRÉSENCE DE LA SECONDE SOPHISTIQUE

    • Narrative of Cultural Geography in Philostratus’s Lives of the Sophists
      (pp. 3-22)
      Adam Kemezis

      Philostratus’s account of the sophist Philagrus of Cilicia and his visit to Athens could be a guide to how to fail as a visiting academic speaker. Philagrus comes from Asia Minor with good credentials, but on his arrival he does everything wrong. The cultural scene there in the mid-second century is dominated by Herodes Atticus and, according to Philostratus, Philagrus ‘got himself into a quarrel with Herodes, quite as if that were why he had come there’ (ἐς ἀπέχθειαν Ἡρώδῃ κατέστησεν ἑαυτόν, καθάπερ τούτου ἀφιγμένος ἕνεκα, VS 578). He expects to be recognized by others rather than introducing himself; he...

    • The Second Sophistic and Non-Elite Speakers
      (pp. 23-35)
      Ian Henderson

      What follows here will seek to articulate and gently test a double hypothesis about the relationships between social power and discourse in the large world of the Second Sophistic. The first stage of the hypothesis proposed here sounds rather postcolonial: whatever the Second Sophistic was in ancient perception or whatever it is in our analytical work, all definitions agree that the movement was both technically and socially elitist . ‘Second Sophistic’ is a useful category for scholarly study primarily because it heuristically and flexibly links a wide, but finite, range of elite phenomena: phenomena cited by Philostratus himself; phenomena documented...

    • L’Héraclès d’Hérode: héroïsme et philosophie dans la sophistique de Philostrate
      (pp. 36-62)
      Dominique Côté

      La position centrale et la longueur de la notice consacrée à Hérode Atticus dans lesVies des sophistestémoignent de l’admiration que Philostrate vouait à celui qu’Hadrien de Tyr appelait le Prince de l’éloquence, le βασιλ∊ύς ⊺ῶν λόγων.¹ Il aurait pu, tout aussi bien, le surnommer le Prince des richesses, puisqu’il passait pour être l’un des hommes les plus riches de son temps, ou encore, le Prince tout court, puisque l’illustre sophiste d’Athènes, lui-même consul, comptait parmi ses relations les hommes les plus puissants de l’Empire, empereurs, préfets, consuls et autres personnages de la haute société.² C’est pourtant la rencontre...

  6. SECTION II: L’ORATEUR ET SON IMAGE

    • L’orateur oracle: une image sophistique
      (pp. 65-75)
      Pascale Fleury

      Comme on l’a souvent répété, le concept de la Seconde Sophistique souffre d’un manque de délimitation.¹ Plusieurs pistes s’offrent au chercheur pour tenter de mieux comprendre et de mieux définir ce mouvement, en premier lieu, littéraire. Les travaux menés pour le corpus frontonien sur les genres littéraires, que nous avons comparés à ceux pratiqués par les sophistes des IIeet IIIesiècles de notre ère, ont révélé une unité de thèmes et de manières étonnante.² L’un de ces thèmes est une métaphore tissant des liens entre la parole et le divin. Métaphore déjà présente chez Gorgias,³ ce lien entre pratiques...

    • Portrait d’un rhéteur: Aelius Aristide comme initié mystique et athlète dans les Discours sacrés
      (pp. 76-86)
      Janet Downie

      Les lecteurs du XXesiècle ont souvent été captivés par l’aspect autobiographique desDiscours sacrésd’Aelius Aristide.¹ Journal de rêves, récit d’une maladie vécue, compte rendu des bienfaits de son dieu protecteur – tout est raconté à la première personne, dans un style décousu qui semble le rendre encore plus caractéristique.² Mais cet intérêt pour la dimension révélatrice desDiscourspeut faire oublier certaines questions fondamentales: quels étaient les buts rhétoriques du texte? Qu’est-ce qu’Aristide cherchait à exprimer à son public?³ Je propose dans cet article de replacer lesDiscours sacrésparmi d’autres textes dans lesquels Aristide décrit et défend sa...

    • Une écriture du visuel au temps de la Seconde Sophistique: Clément d’Alexandrie (Protreptique) et Philostrate (Images)
      (pp. 87-102)
      Anne Pasquier

      C’est largement sur les descriptions de Philostrate que l’on se fonde pour tenter de cerner le phénomène à la fois culturel, social et politique de la Seconde Sophistique. Si cette expression se comprend par référence à la Première Sophistique, celle des Gorgias, Protagoras et autres sophistes des Veet IVesiècles avant notre ère, la présentation de Philostrate montre un milieu différent, propre au monde romain: la fonction et la nature de la rhétorique, le cadre dans lequel elle s’exerce, le type de genre oratoire privilégié, sont en effet transformés. Les nouveaux sophistes proviennent de tout l’Empire romain et se...

  7. SECTION III: PASSÉ ET IDENTITÉ GRECQUE

    • Sophistes, barbares et identité grecque: le cas de Dion Chrysostome
      (pp. 105-119)
      Thomas Schmidt

      Les barbares et leur représentation ont de tout temps occupé une place importante dans la pensée grecque. Dès le grand affrontement des Guerres médiques, s’est développée chez les auteurs classiques une rhétorique de l’altérité fondée sur une antithèse systématique entre les Grecs et les barbares. Ainsi, l’image des barbares, construite sur des stéréotypes largement inventés, est rapidement devenue le véhicule de prédilection utilisé par les poètes, les historiens, les orateurs, les philosophes, mais aussi par les artistes, les sculpteurs, les peintres de vases, pour définir et exalter l’identité grecque. Il n’est pas nécessaire d’illustrer ici ce phénomène bien connu et...

    • Reflets de l’hellénisme chez Athénée à travers l’emploi des termes Ἑλληνικός et βάρβαρος
      (pp. 120-132)
      Marie-Hélène Mainguy

      LesDeipnosophistes, à cause de leur ampleur et leurs dehors de catalogue, ont souvent été placés en marge de la Seconde Sophistique ou du moins aux frontières de ce mouvement.¹ B.P. Reardon (1971, 15–16) les y insère, mais en fait peu de cas: il classe Athénée parmi ce qu’il appelle les « antiquaires », aux côtés de Pausanias et de Diogène Laërce, et le rapproche des « compilateurs » comme Élien et Polyen; il insiste davantage sur le côté sérieux de l’oeuvre, dans laquelle l’auteur étale son érudition, nous dit-il, « sans souci d’arranger sa matière » (1971, 227)....

    • Pausanias le Périégète et la Seconde Sophistique
      (pp. 133-146)
      Janick Auberger

      Pausanias le Périégète a vécu dans la deuxième moitié du IIesiècle p.C. et nous ne savons à peu près rien de sa vie. Sans doute était-il originaire d’Asie Mineure, peut-être de la cité de Magnésie du Sipyle, l’actuelle Manisa, qu’il semble bien connaître,¹ mais rien n’est vraiment assuré. Il a laissé dix livres dePériégèse, description de la Grèce continentale qui détaille les spécificités de l’Attique et de la Mégaride (I), de la Corinthie et de l’Argolide (II), de la Laconie (III), de la Messénie (IV), de l’Élide (V–VI), de l’Achaïe (VII), de l’Arcadie (VIII), de la Béotie...

  8. SECTION IV: TEXTE, TRADITION ET PERFORMANCE

    • Dance and Discourse in Plutarch’s Table Talks 9.15
      (pp. 149-168)
      Karin Schlapbach

      Simonides’ dictum ‘Painting is silent poetry, poetry is speaking painting’ is very well known and appears over and over again in modern studies of ancient art and ecphrastic literature; Plutarch himself, who quotes it inThe Fame of the Athenians3, refers to it elsewhere as ‘that often repeated saying.’¹ By contrast, the variation of this dictum that Plutarch puts in the mouth of his teacher Ammonius in the last chapter of theTable Talks(9.15), a discussion of dance and its relationship with poetry, has caught far less attention: ‘What Simonides said should be transfered from painting to dance:...

    • Galen on έκδοσις
      (pp. 169-184)
      Sean A. Gurd

      One of the more intractable tasks of literary and cultural analysis is to sort out the relationship between the meanings of ancient texts and the material conditions which facilitated their composition and dissemination. Most (if not all) of the interpretive paradigms being used by scholars today assume that the object of interpretation is a singular and self-identical utterance.¹ But in the study of ancient textuality, this assumption is more often than not a reflex of the modern practice of working from critical editions that present an ideal (or idealizing) text produced on the basis of a broad and synoptic assessment...

  9. SECTION V: HÉRITAGE ET INFLUENCE DE LA SECONDE SOPHISTIQUE

    • Were the Speeches of Aelius Aristides ‘Rediscovered’ in the 350s p.C.?
      (pp. 187-198)
      John Vanderspoel

      If it is true to suppose that the Second Sophistic was at its core a pattern in the realm of rhetoric that belongs to the late first to early third centuries p.C.,¹ the survival (or not) of that rhetoric to later centuries and the employment (or not) of its techniques in those centuries are issues that may legitimately engage the attention of scholars of rhetoric. Despite the general acknowledgment that several orators of the fourth century p.C. show the influence of the Second Sophistic in their own speeches, the successful transmission of second-century oratory to the fourth century has largely...

    • Libanius’s Monody for Daphne (Oration 60) and the Eleusinios Logos of Aelius Aristides
      (pp. 199-215)
      Diane Johnson

      ‘I have the Aristides,’ wrote Libanius in 365 p.C. to his friend Theodorus, governor of Asia, in reference to a picture of the second-century sophist received from friends. Libanius goes on to describe the efforts he has made to acquire Aristides’ portrait:

      It’s a work I’ve been coveting for a long time, and I thank you almost as much as if you had resurrected the man himself and sent him to me. Here I sit beside his image, reading something of his, and asking him, ‘Didyouwrite these words?’ and I answer myself, ‘Yes, he was the one who...

    • Thémistios et la Seconde Sophistique: le thème du tyran
      (pp. 216-234)
      Christian R. Raschle

      Entre le 28 septembre 365 et le 27 mai 366, l’empereur Valens se vit confronté à une usurpation qui prit naissance dans la capitale orientale, Constantinople, et qui s’étendit rapidement dans les provinces voisines.¹ L’usurpateur Procope mettait de l’avant sa parenté avec l’empereur Julien et, à travers lui, avec la dynastie constantinienne. Il appuya ses intentions au moyen de la « protection forcée » de la veuve et de la fille de Constance II, Faustina et Constantia Postuma. Procope, qui avait pris la pourpre en tant que simple citoyen sans être chef d’une armée – la voie employée par la majorité...

  10. BIBLIOGRAPHY/BIBLIOGRAPHIE
    (pp. 235-258)
  11. INDEX LOCORUM
    (pp. 259-266)
  12. INDEX OF PROPER NAMES/INDEX DES NOMS PROPRES
    (pp. 267-269)
  13. SUBJECT INDEX/INDEX THÉMATIQUE
    (pp. 270-274)
  14. Back Matter
    (pp. 275-277)