Acadie de 1686 a 1784

Acadie de 1686 a 1784: Contexte d'une histoire

Naomi E.S. Griffiths
traduction de Kathryn Hamer
Copyright Date: 1997
Pages: 164
https://www.jstor.org/stable/j.ctt130hd9k
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    Acadie de 1686 a 1784
    Book Description:

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    eISBN: 978-0-7735-7426-7
    Subjects: Sociology

Table of Contents

  1. Front Matter
    (pp. iii-x)
  2. Table of Contents
    (pp. xi-xi)
  3. Cartes
    (pp. xii-xii)
  4. Avant-propos
    (pp. xiii-xiv)
    Larry McCann

    Les conférences Winthrop Pickard Bell portent le nom d’un pionnier de l’étude de l’historiographie des provinces Maritimes, qui fut par ailleurs un généreux bienfaiteur de la Mount Allison University. En reconnaissance de la carrière distinguée de Bell, et à la demande de ses héritiers, une Chaire en études Maritimes fut inaugurée en 1977 à Mount Allison. C’est ainsi que Mount Allison a pu accueillir plus de trente spécialistes réputés, et assurer la publication de leurs conférences sous forme de collections d’essais et de monographies. Le présent ouvrage du professeur Naomi Griffiths de la Carleton University, est le plus récent de...

  5. Remerciements
    (pp. xv-xvi)
  6. Introduction
    (pp. xvii-xxiv)

    Pour le chercheur en lettres et en sciences humaines, le choix du champ d’étude est fondamental, car de ce choix se manifestent souvent les partis pris et les préjugés. C’est pourquoi, depuis une vingtaine d’années¹, les historiens s’efforcent d’expliciter, voire de justifier, leurs recherches et la pertinence des données qu’ils exploitent. Cette étape préliminaire va à l’encontre du mythe tenace selon lequel l’histoire bien écrite peut se passer de manifestes théoriques et méthodologiques², notion qui d’après moi s’applique encore aux historiens les plus réputés. J’aimerais me croire dispensée de cet examen de conscience, car je préfère l’étude de mon sujet...

  7. Sigles
    (pp. xxv-xxvi)
  8. Chapitre I Les années 1680 : la colonie prend racine
    (pp. 1-30)

    C’est en 1604 que fut entreprise la première colonisation européenne officielle de la région que les traités internationaux conclus de 1628 à 1763 reconnaîtront comme « l’Acadie ou la Nouvelle-Écosse ». L’année précédente, Henri IV, alors roi de France, avait nommé Pierre du Gua, sieur de Monts, vice-roi et capitaine-général « aux païs, territoires, côtes et confins de la Cadie : A commencer dés le quarantième degré, jusques au quarante-sixième », et lui avait confié l’administration des colonies ainsi désignées¹. Pendant les 80 années qui suivirent, une nouvelle communauté composée en majorité de Français, mais aussi de quelques Anglais, s’efforça...

  9. Chapitre II Les années 1730 : vers une identité collective
    (pp. 31-58)

    À la fin du xviiesiècle, l’Acadie n’était qu’une colonie connue sous le nom de « l’Acadie ou la Nouvelle-Écosse ». Une génération plus tard, la colonie était devenue un peuple. Pour faire état de cette transformation, il faut noter que toute élaboration d’une identité communautaire dépend autant de variables démographiques et économiques que de l’évolution de facteurs sociaux, culturels et politiques. Il faut surtout que la collectivité soit persuadée de son caractère distinct. Sinon, son organisation sociale, sa façon de loger et de nourrir ses membres, et d’éduquer la génération suivante importe peu. À partir de la fin du...

  10. Chapitre III Le déracinement d’une communauté, 1748-1755
    (pp. 59-90)

    Dans les chapitres précédents, nous avons souligné la complexité de l’évolution de la société acadienne et la nécessité de parfaire nos connaissances par des études approfondies de plusieurs aspects de son histoire. Nous avons examiné les polarités marquant cette évolution : d’une part le contexte mondial et d’autre part la communauté acadienne elle-même. Non seulement de nombreux aspects de cette communauté se retrouvent dans d’autres sociétés immigrées d’Amérique du Nord, mais on peut affirmer que les traits propres à l’Acadie découlent du fait de l’existence de ces autres sociétés. De plus, l’émergence de l’Acadie fait partie intégrante de l’histoire de...

  11. Chapitre IV Le retour d’exil, 1755-1785
    (pp. 91-122)

    Pour la communauté acadienne, les années de proscription de 1755 à 1764 eurent l’effet d’un traumatisme collectif. C’est durant cette période que les autorités d’Halifax tentèrent d’appliquer la politique d’exil à ceux qu’elles avaient d’abord dépossédés en leur refusant le droit à la propriété. Que l’on parle de la Déportation, de l’exil, ou du Grand Dérangement, ces années furent déterminantes pour la définition des générations suivantes, à tel point qu’on oublie souvent ce qu’elles furent en réalité¹. Pourtant, les grandes lignes du cataclysme sont assez claires. Pendant plus de 100 ans, les Acadiens avaient constitué la société européenne dominante sur...

  12. Conclusion
    (pp. 123-126)

    Le thème central de notre étude est l’émergence et la survivance d’un peuple. C’est le fil conducteur qui relie quatre périodes de l’histoire acadienne. En premier lieu, nous avons étudié la fondation d’un établissement européen entre 1686 et 1689, suivie de la formation d’une identité collective au cours des années 1730. C’est entre 1748 et 1755 que se situe la troisième période, celle de la dévastation d’une communauté trop faible pour y opposer une résistance efficace. Enfin, c’est entre 1755 et 1784 que, grâce au travail de cinq générations, une identité collective survécut.

    Cette fin de xxesiècle voit surgir...

  13. Notes bibliographiques
    (pp. 127-130)
  14. Index
    (pp. 131-135)
  15. Back Matter
    (pp. 136-136)