Fabriqué au Canada

Fabriqué au Canada: Métiers d'art et design dans les années soixante

sous la direction de ALAN C. ELDER
Copyright Date: 2005
Pages: 144
https://www.jstor.org/stable/j.ctt130hgzc
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    Fabriqué au Canada
    Book Description:

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    eISBN: 978-0-7735-7438-0
    Subjects: Art & Art History

Table of Contents

  1. Front Matter
    (pp. i-iv)
  2. Table of Contents
    (pp. v-vi)
  3. PRÉFACE
    (pp. vii-x)
    Douglas Coupland
  4. AVANT-PROPOS : Design Exchange
    (pp. xi-xii)
    Samantha Sannella

    C’est un grand honneur pour Design Exchange que de collaborer à cet important ouvrage.Fabriqué au Canada : Métiers d’art et design dans les années soixanteest le fruit d’une initiative visant à rendre compte d’une période cruciale de l’histoire du design au Canada.

    Notre collaboration avec le Musée canadien des civilisations nous permet de réaliser notre mandat, lequel consiste d’abord à sensibiliser le grand public à l’importance du design dans la construction de l’identité culturelle canadienne et, ensuite, à accroître le nombre de produits et services d’envergure internationale conçus et fabriqués au Canada.

    Design Exchange concentre ses efforts dans...

  5. AVANT-PROPOS : Musée canadien des civilisations
    (pp. xiii-2)
    Victor Rabinovitch

    Au Canada, les années soixante ont été une période de changement dynamique provoqué en partie par une interaction créative entre de nombreuses personnes, organisations et institutions publiques. Le présent ouvrage et l’exposition qu’il documente,Design à gogo, examinent à nouveau l’esprit d’innovation et de collaboration qui a marqué cette décennie exceptionnelle.

    En 2002, le Musée canadien des civilisations s’est joint à un partenariat pluriinstitutionnel afin de jeter un regard neuf sur les années soixante. Le Musée des beaux-arts de Montréal, le Centre canadien d’architecture, le Musée McCord, le Musée des beaux-arts du Canada et le Musée canadien de la photographie...

  6. INTRODUCTION : Le Canada dans les années soixante – « II peut faire presque n’importe quoi »
    (pp. 3-14)
    ALAN C. ELDER

    On a beaucoup discuté de la date marquant la naissance d’une nation canadienne indépendante – certains disent que c’est la Confédération, d’autres, la bataille de Vimy, d’autres encore, la Deuxième Guerre mondiale –, mais nombre d’historiens de la culture conviennent que la nation est arrivée à maturité dans les années soixante, soit en même temps que les baby-boomers. D’une exubérante naïveté, la culture des jeunes des années soixante perdra son innocence dans l’agitation des dernières années de la décennie.

    Pierre Berton a déploré que 1967 ait été « la dernière bonne année » du Canada². Les fêtes du centenaire canadien...

  7. LA CONCEPTION D’UN PAYS MODERNE
    • 1 L’époque où la dolce vita a croisé le « véritable canadianisme » : aéroports canadiens des années soixante
      (pp. 17-28)
      BERNARD FLAMAN

      Il y a un demi-siècle, les aérogares du Canada étaient une honte pour le pays. Selon un article duGlobe and Mailde 1957 cité deux ans plus tard dans la revueCanadian Architect,

      les aéroports internationaux du Canada « qui fournissent à de nombreux voyageurs de passage leur seul aperçu du Canada, et à beaucoup d’immigrants leur premier regard sur ce pays prospère, sont sordides » … L’aérogare Malton à Toronto est une « honte nationale »; Dorval est « tendu, tapageur et tumultueux »; Gander, « une publicité bien médiocre pour le Canada »; et Winnipeg, « totalement...

    • 2 « Univers sans distances » : le design inspiré de la conquête de l’espace au Canada
      (pp. 29-39)
      RACHEL GOTLIEB

      Durant les années soixante, en plus de contribuer grandement au développement de la technologie des communications par satellite par le biais de programmes gouvernementaux, le Canada a fait figure de chef de file dans le domaine de la théorie des communications sous la gouverne du gourou des médias de renommée mondiale, Marshall McLuhan. Dans la foulée de l’enthousiasme pour tout ce qui touchait le futurisme, bon nombre de designers canadiens ont puisé leur inspiration à même la conquête de l’espace et destiné leurs innovations à la jeune génération ainsi qu’au marché hollywoodien.

      À la fin de la décennie et au...

    • 3 Un drapeau pour le Canada
      (pp. 40-50)
      MICHAEL LARGE

      En 1964, Lester B. Pearson, quatorzième premier ministre du Canada, signale le besoin pour le pays de posséder son propre symbole national :

      Je crois très sincèrement que le temps est venu pour les Canadiens de déployer un drapeau véritablement distinctif et à caractère véritablement national; un drapeau aussi canadien que la feuille d’érable, laquelle devrait être son motif principal, et que l’on reconnaîtra facilement comme celui du Canada; un drapeau qui ne saurait être confondu avec l’emblème d’aucun autre pays; un drapeau de l’avenir qui honore aussi le passé; un drapeau qui soit celui du Canada et uniquement le...

  8. LE CANADA ACCUEILLE LE MONDE
    • 4 Excellence, créativité, diversité : Les Métiers d’art au Canada à l’occasion d’Expo 67
      (pp. 53-64)
      SANDRA ALFOLDY

      Moncried Williamson avait sa propre vision de l’artisanat canadien, longtemps considéré comme la chasse gardée des ethnographes et des organisations féminines. Il souhaitait en effet que l’artisanat canadien présenté dans le cadre d’Expo 67 offre une nouvelle image, à la fois raffinée, contemporaine ethip. À titre de commissaire général chargé de choisir les oeuvres destinées au pavillon du Canada, Williamson a su organiser l’exposition de métiers d’art sans doute la plus importante de l’histoire du pays,Les Métiers d’art au Canada(Figure 4.1). Nous relatons ici non seulement le rôle important joué par les métiers d’art dans le cadre...

    • 5 Habitat 67 : vu de l’intérieur
      (pp. 65-78)
      PAUL BOURASSA

      Habitat 67 est sans doute le projet architectural canadien le plus médiatisé¹. Application du concept d’architecture-système, cette réalisation de Moshe Safdie figure dans toutes les histoires de l’architecture contemporaine. Bénéficiant de l’extraordinaire vitrine de l’exposition universelle de Montréal, Habitat 67 est devenu un des symboles de l’avant-gardisme de cet événement placé sous le thème de « Terre des hommes ». Safdie a tenté d’y concrétiser les idées avancées dans une thèse présentée à l’Université McGill en 1960, soit un « système d’urbanisation spatial à croissance illimitée, basé sur la mise en réseau tridimensionnelle d’éléments standardisés et capable d’imbriquer harmonieusement toutes...

  9. UNE DÉCENNIE, PLUSIEURS STYLES
    • 6 Capsules : plastique et utopie
      (pp. 81-92)
      BRENT CORDNER

      En 1851, les pays du monde entier se rassemblent au Crystal Palace de Londres où triomphent les fruits du progrès technologique et artistique. Par bateau ou en voiture à cheval, les voyageurs convergent vers Londres pour découvrir les fruits du commerce présentés dans le cadre préfabriqué d’une immense vitrine. D’innombrables projets y sont lancés qui, sous l’égide de Dieu, promettent de livrer art et technologie, improbable synthèse de la foi et de la science¹. Gravés sur une tablette de caoutchouc oderte au prince Albert, les mots de William Cowper résument l’événement :

      … l’anneau du commerce a pour dessein

      D’unir...

    • 7 Daigner être moderne : le goût du Canada pour le style scandinave dans les années soixante
      (pp. 93-105)
      MICHAEL PROKOPOW

      À l’automne 1958, la section jeunesse de l’association de l’orchestre symphonique de Toronto tient au Musée royal de l’Ontario une exposition appelée The Decorators’ Show. Organisé dans le but de recueillir des fonds pour l’orchestre, l’événement odre, comme l’explique aux lecteurs un petit programme, « l’occasion de vous présenter les oeuvres de nombre des meilleurs décorateurs d’intérieur en Ontario ». Composée de seize vignettes (petits assemblages de mobilier et d’accessoires) et de huit grandes « salles » thématiques, l’exposition témoigne sans conteste des goûts extrêmement conservateurs de l’establishment torontois¹. Des vingt-quatre espaces que compte l’exposition, un seul montre ce que...

    • 8 Quand le grand public adopte la contre-culture
      (pp. 106-116)
      ALAN C. ELDER

      La scène est familière : un milieu rural, presque sauvage; des jeunes gens aux longs cheveux en broussaille; à leurs pieds, des sandales, probablement fabriquées à la main; une boîte de tabac traîne sur une roche – le papier à rouler n’est sûrement pas loin. À l’avant-plan, une pièce de macramé suspendue à une branche devant une anfractuosité rocheuse annonce la présence d’un abri rudimentaire (Figure 8.1).

      L’image saisie par le photographe pourrait être le stéréotype de la contre-culture canadienne des années soixante. C’est une photo de la jeune génération, celle qui, selon l’historien Arthur Lower, doit « réinventer »...

  10. NOTES
    (pp. 117-128)
  11. Back Matter
    (pp. 129-130)