La correspondance de Guillaume Budé et Juan Luis Vives

La correspondance de Guillaume Budé et Juan Luis Vives

Introduction, édition critique et annotations par Gilbert TOURNOY
Avant-propos et traduction française par Monique MUND-DOPCHIE
Volume: 38
Copyright Date: 2015
Published by: Leuven University Press
Pages: 160
https://www.jstor.org/stable/j.ctt15hvwq0
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    La correspondance de Guillaume Budé et Juan Luis Vives
    Book Description:

    Témoignage intéressant sur la vie intellectuelle et la vie tout court des grands humanistes. Le présent recueil entend apporter une nouvelle contribution à la connaissance des écrits des grands humanistes du 15ème au 16ème siècle. Certes, le volume consacré à l’échange de lettres entre Budé et Vives est mince: il ne comporte que dix lettres au total. Malgré leur petit nombre, ces lettres apportent indéniablement, à l’instar des lettres publiées précédemment, un témoignage intéressant sur la vie intellectuelle, voire, dans le cas de Budé, sur la vie tout court d’humanistes. Toutes les lettres sont accompagnées d'un commentaire exhaustif et d’une traduction française, ainsi que d’un index nominum et d’un index fontium.

    eISBN: 978-94-6166-156-2
    Subjects: Language & Literature

Table of Contents

  1. Front Matter
    (pp. 1-4)
  2. Table of Contents
    (pp. 5-6)
  3. AVANT-PROPOS
    (pp. 7-9)
    Gilbert Tournoy and Monique Mund-Dopchie

    S’inscrivant dans le sillage des éditions et traductions en langue française de la correspondance entre Érasme et Guillaume Budé (1967) et des lettres grecques de Guillaume Budé (1977), le présent recueil entend apporter une nouvelle contribution à la connaissance d’une part non négligeable des écrits du grand humaniste. Certes, le volume consacré à l’échange de lettres entre Budé et Vives est mince: il ne comporte que dix lettres au total, les seules à avoir été conservées selon l’état actuel de nos connaissances: six lettres rédigées par Budé, qui ont été publiées par ses soins, quatre rédigées par Vives, dont une...

  4. INTRODUCTION
    (pp. 11-22)

    La scène intellectuelle dans l’Europe de la première moitié du seizième siècle a été dominée par la personnalité d’Érasme. D’autres figures ont joué un rôle de premier plan et furent toutes pendant une période plus ou moins longue en relation avec lui, à savoir l’Anglais Thomas More (1477/78-1535), l’Espagnol flamand Juan Luis Vives (1493-1540) et le Français Guillaume Budé (1468-1540).

    Il est intéressant de noter que, si la correspondance conservée d’Érasme comprend plus de trois mille lettres, celle des trois autres n’atteint même pas un dixième de cet ensemble. On ne peut cependant pas en déduire purement et simplement qu’Érasme...

  5. TABLE DES ÉPÎTRES
    (pp. 23-23)
  6. 1. BUDÉ À VIVES
    (pp. 25-41)

    Budé n’a reçu aucun mot d’Érasme et il craint de lui avoir donné l’impression qu’il lui en voulait. Il assure Vives que ce n’est pas le cas. Quant à son envie de construire, Budé avoue que, finalement, les choses ne se sont pas déroulées comme il l’avait espéré: au bout de deux ans il a épuisé ses ressources financières; d’autre part, il en avait assez de déménager tous les six ou sept ans. En fin de compte, il a acheté une maison loin du centre de la ville, dans une zone en voie de développement; toutefois il a acheté un...

  7. 2. BUDÉ À VIVES
    (pp. 43-53)

    Budé prie instamment Vives de le laisser jouir quelque peu d’un repos bien mérité en raison des oeuvres qu’il a déjà publiées: il ferait mieux d’importuner l’infatigable Érasme avec de telles demandes pressantes.

    Il a envoyé deux lettres à Érasme et il s’étonne qu’aucune ne soit arrivée. En revanche, il n’avait pas écrit à Vives, puisqu’il ne trouvait pas de messager et que c’était au tour de Vives d’écrire.

    Depuis, il a reçu deux lettres de Vives en quatre jours. Il se hâte de répondre à la première et lorsqu’il trouvera un peu de temps, il répondra aussi à la...

  8. 3. BUDÉ À VIVES
    (pp. 55-64)

    Budé espère que Vives a reçu sa dernière lettre, dans laquelle il se défend contre ses accusations. Il explique que, depuis qu’il a déménagé à Marly, le courrier livré à son adresse parisienne lui parvient souvent avec quelque retard. Il ne se rend qu’une ou deux fois par mois à Paris, et de plus, depuis le début de l’hiver, il est sous l’emprise de la maladie dont il souffre tous les deux ans depuis une quinzaine d’années.

    Si Vives a appris qu’il avait créé un nouvel ouvrage, il a été probablement induit en erreur par une réimpression d’une de ses...

  9. 4. VIVES À BUDÉ
    (pp. 65-79)

    Réponse aux lettres 2 et 3. Tout en acceptant les excuses de Budé, Vives se permet une remarque humoristique et s’étend sur les termes ‘otium -negotium’ et sur le ‘ ius trium liberorum’; il est en effet toujours persuadé que Budé est en train de préparer une nouvelle oeuvre. En ce qui concerne son conflit avec Zasius, Vives rassure Budé en signalant que, d’après Érasme, tout le monde germanique s’est indigné contre cet homme et que quelqu’un ripostera. Il se demande dès lors si le silence ne vaut pas mieux qu’une réplique.

    Érasme l’a prié de saluer Budé de sa...

  10. 5. BUDÉ À VIVES
    (pp. 81-91)

    Budé a reçu deux lettres de Vives, l’une du 1 er décembre, l’autre du 31 mars. Dans la dernière, Vives se plaint de ne pas avoir reçu de réponse à sa question. En fait, Budé ne savait pas immédiatement quoi répondre. Mais puisque Vives insiste, il donne son opinion à propos d’un sujet que celui-ci pourrait traiter dans son oeuvre: Vives ne devrait pas s’attaquer à un thème trop vaste, mais à un sujet adapté à ses forces, de préférence dans le domaine de la philosophie ou de la théologie; il ne devrait pas craindre d’éventuelles réactions de jalousie, mais...

  11. 6. BUDÉ À VIVES
    (pp. 93-109)

    Budé a rencontré Haio Herman le jour qui a suivi l’envoi de la lettre précédente. Tous deux se sont joints à Bérauld pour prendre un repas chez Germain de Brie. Ce même jour il a reçu deux lettres de Vives, l’une par l’intermédiaire de Herman, l’autre l’attendant à son domicile à Paris. Budé remercie Vives de lui avoir envoyé Herman, qui lui a fait une impression excellente, même s’il est trop modeste. Mais Budé est irrité contre Vives parce que celui-ci continue à le pousser à publier ce grand ouvrage dont il aurait parlé dans une lettre à Tunstall. Budé...

  12. 7. BUDÉ À VIVES
    (pp. 111-128)

    La lettre que Vives a expédiée au domicile de Budé a été envoyée à Romorantin, où séjournaient le Roi et sa Cour et où lui-même s’était rendu. Il est tout à fait d’accord avec Vives qui se plaint de la malveillance dont les auteurs sont l’objet. Pour cette raison il a décidé de traiter uniquement de thèmes moins délicats. Même Érasme a été victime de ces attaques méchantes. Budé lui-même plaide coupable à propos d’une lettre adressée à Érasme; heureusement sa maladresse n’a pas eu de suites irréparables.

    À propos du conflit entre Germain de Brie et Thomas More, Budé...

  13. 8. VIVES À BUDÉ
    (pp. 129-135)

    Vives aimerait bien reprendre avec Budé l’échange de lettres interrompu depuis quelque temps. Son beau-frère Nicolas Valdaura, qu’il lui recommande vivement, vient à Paris pour étudier la médecine et peut donc servir de relais.

    La lettre n’est pas datée, mais la chronologie peut facilement être établie grâce à deux éléments qui y figurent. En premier lieu, Valdaura apportera à Budé un exemplaire d’un livre que Vives avait achevé l’été dernier (‘ proxima aestate’), à savoir leDe concordia et discordia in humano genere. Or, la première édition de cet ouvrage a été imprimée par Michel Hillen à Anvers en 1529....

  14. 9. VIVES À BUDÉ
    (pp. 137-144)

    Budé ne sait plus quelle direction donner à sa vie et demande à ce propos un conseil à Vives. Celui-ci répond que ce n’est pas à lui de donner des conseils à Budé, qui est plus âgé, plus sage et plus expérimenté que lui. Néanmoins, il veut bien servir de caisse de résonance. Il a compris qu’aussi bien l’état de santé de Budé que ses affaires familiales le tiennent à l’écart de ses études bien-aimées, et il reconnaît qu’une telle vie, sans culture, ne vaut pas la peine d’être vécue. Vives conseille à son aîné de tenir l’esprit et le...

  15. 10. VIVES À BUDÉ
    (pp. 145-148)

    Vives n’a certainement jamais eu l’intention d’expédier cette lettre. Il l’a insérée comme exemple dans son traité De conscribendis epistolis , comme le montrent clairement les différentes dates et places mention nées, ainsi que la phrase qui suit le texte: ‘Epistula haec una suffecerit pro exemplo ad ostendendam formulam.’

    Charles Fantazzi, qui en a énuméré et discuté les diverses éditions (pp. 17-19), a fourni une édition critique et une traduction anglaise dans SWV 3, pp. 90-92.

    Bruges, le 3 janvier 1533. On raconte que César est à Mantoue et que de là il partira pour Bologne. Nous célébrons l’Épiphanie du...

  16. APPENDICE
    (pp. 149-150)
  17. INDICES
    (pp. 151-155)
  18. LISTE DES ILLUSTRATIONS
    (pp. 157-158)
  19. SUPPLEMENTA HUMANISTICA LOVANIENSIA
    (pp. 159-160)