Du coq à l’âme

Du coq à l’âme: L’art populaire au Québec

Jean-François Blanchette
Copyright Date: 2014
Pages: 334
https://www.jstor.org/stable/j.ctt5vkcq7
  • Cite this Item
  • Book Info
    Du coq à l’âme
    Book Description:

    L'art populaire est le reflet d'une société, de la perspective de ses créateurs, dont les approches sont tantôt traditionnelles et rationnelles, tantôt indisciplinées et débridées. D'hier ou d'aujourd'hui, l'art populairen révèle toute son expressivité, met en valeur la beauté des objets anciens.Du coq à l'âme : L'art populaire au Québecvient circonscrire l'art populaire et présenter son évolution dans le temps, depuis sa forme traditionnelle, fort ancienne, jusqu'à sa forme indisciplinée, plus récente, du graffiti.Cet ouvrage est le résultat de plusieurs années de recherche et de rencontres avec des créateurs, des collectionneurs et des chercheurs, tous passionnés de cette forme de créativité originale et authentique.Une magnifique synthèse de la production et de l'évolution de l'art populaire, l'histoire culturelle et sociale et la créativité d'artistes québécois, souvent peu reconnus.L'anthropologue Jean-François Blanchette jette un regard historique et photographique sur les collections d'art populaire québécois du Musée canadien de l'histoire, dont la très prestigieuse collection de Nettie Covey Sharpe, acquise en 2002.

    eISBN: 978-2-7603-0819-0
    Subjects: Art & Art History, Anthropology

Table of Contents

  1. Front Matter
    (pp. i-iv)
  2. RÉSUMÉ
    (pp. v-v)
  3. ABSTRACT
    (pp. vi-vi)
  4. Table of Contents
    (pp. vii-x)
  5. PRÉFACE
    (pp. 1-2)
    Jean Simard
  6. INTRODUCTION
    (pp. 3-14)

    Cet ouvrage vise à présenter l’art populaire québécois et son développement au fil des ans. Il est le résultat de plusieurs années de recherche et de rencontres avec des créateurs, des collectionneurs et des chercheurs, tous passionnés de cette forme de créativité originale et authentique. Les témoignages des uns et des autres et l’observation des œuvres des artistes m’ont amené à découvrir certains aspects fondamentaux de cette créativité dynamique, parfois stable, parfois mouvante.

    Depuis les origines de notre musée il y a un siècle maintenant, la créativité populaire a été au centre de nos recherches et de nos collections. Nous...

  7. PREMIÈRE PARTIE
    • CHAPITRE 1 «POUR PASSER LE TEMPS» OU AU-DELÀ DU TEMPS QUI PASSE
      (pp. 17-38)

      La définition de l’art populaire comme art de la culture populaire ou art d’un peuple met la table pour cet ouvrage. S’ensuit l’explication des diverses méthodes d’entrevue utilisées lors de mes rencontres avec les artistes, car elles ont façonné les propos recueillis et elles ont permis d’aller au-delà de l’expression « pour passer le temps ». Enfin, on découvrira, grâce aux techniques de terrain utilisées, certaines des motivations qui animaient les artistes lors de la création de leurs œuvres, au-delà du temps qui passe.

      À Montréal, tout le monde disait : « C’est de l’art naïf que tu fais. »...

    • CHAPITRE 2 COLLECTIONNER LE QUÉBEC DE TRADITION FRANÇAISE À LA MANIÈRE DE NETTIE COVEY SHARPE
      (pp. 39-62)

      La magnifique collection d’art populaire et d’antiquités québécoises de Nettie Covey Sharpe (1907–2002) nous donne l’occasion de nous pencher sur l’intérêt qu’on a porté au cours du XXesiècle à la préservation de la culture matérielle des Québécois de descendance française. Cette collection comprend des œuvres d’art populaire traditionnel, mais également des œuvres d’art de tradition classique, de même qu’une grande variété d’antiquités québécoises des XVIIIeet XIXesiècles. Il est utile de chercher à comprendre comment une jeune anglophone en est venue à s’intéresser à ce patrimoine, et dans quel contexte socioculturel serait né un tel engouement. Car...

    • CHAPITRE 3 SEPT COFFRES DANS UN GRENIER. L’ART POPULAIRE TRADITIONNEL ET LE MOUVEMENT DE RENAISSANCE ARTISANALE
      (pp. 63-88)

      Autrefois, on se préparait au mariage en accumulant, dans un coffre d’espérance¹, ce qu’il fallait pour élever une famille. Les jeunes filles sont fières de se préparer à cette noble tâche en rassemblant des pièces de textiles qu’elles ont confectionnées ou qu’elles ont reçues en héritage de leurs parents ou grands-parents. Ces pièces sont fabriquées selon les coutumes du temps, parfois inspirées de la tradition, parfois motivées par la nouveauté de l’heure, car des styles nouveaux sont proposés aux fermières, qui sont fières de recourir à de nouvelles techniques et d’essayer de nouveaux modèles.

      Au cours des années 1970, le...

    • CHAPITRE 4 LES PATENTEUX ET LES INDISCIPLINÉS
      (pp. 89-104)

      Avec la mécanisation et l’industrialisation qui s’installent au XIXesiècle, les artisans abandonnent peu à peu leurs techniques traditionnelles de travail. La société change et s’ouvre aux nouveautés dans tous les domaines. Au cours de la seconde moitié du XIXesiècle et de la première moitié du XXesiècle, la modernité s’installe avec ses manières nouvelles de voir et de faire le monde. Le caractère traditionnel de l’art populaire s’estompe lentement, mais irréversiblement. Les formes d’art nouvelles se multiplient. L’individualisme devient un caractère identitaire de la société et de l’art qu’on produit, car l’art populaire et la tradition, agissant autrefois...

    • CHAPITRE 5 PHASES DU DÉVELOPPEMENT DE L’ART POPULAIRE QUÉBÉCOIS
      (pp. 105-134)

      La créativité populaire a suivi le mouvement de la culture populaire à travers les changements socio-économiques survenus dans la société québécoise depuis le XVIIesiècle jusqu’à nos jours, de sorte que les caractéristiques de cette créativité se sont modifiées au fil des ans. Pour comprendre la diversité de l’art populaire, il est important de retourner aux sources et d’observer comment cette forme de créativité s’est développée de manière traditionnelle pour ensuite prendre un virage à 180 degrés et délaisser la tradition, voire s’y opposer. Cela nous oblige à faire des généralisations qui ne permettent pas d’analyser toutes les variantes des...

  8. CONCLUSION: L’ART POPULAIRE AU DÉBUT DU MILLÉNAIRE
    (pp. 135-136)

    Le premier Festival de sculptures en art populaire de Saint-Ulric de Matane tenu en août 2013 est un bel exemple de la vivacité de l’art populaire. Mais où nous mène l’art populaire? Bien malin qui pourrait le dire. Car, si l’art a une direction, c’est celle de l’inconnu, de la découverte, de l’expérience nouvelle, de l’imagination qui vise parfois à séduire, mais qui ne sert, le plus souvent, qu’à s’exprimer. Car créer est une manière de vivre. Pour l’artiste, la vie n’existe pas sans la création.

    Comme l’art populaire est l’art de la culture populaire, il faut rechercher les...

  9. SECONDE PARTIE
    • ŒUVRES CHOISIES: L’ART POPULAIRE, REFLET DE SOCIÉTÉ
      (pp. 139-310)

      Dans toute société, les créateurs d’art populaire expriment leurs craintes, leurs plaisirs, leurs jeux, leurs deuils, leurs valeurs et leurs passions. Quand nous regardons les œuvres d’art populaire québécois et que nous sommes à l’écoute des témoignages de leurs créateurs, plusieurs qualificatifs nous viennent à l’esprit pour tenter de définir ce qu’ils sont et la société dans laquelle ils vivent. J’ai retenu huit qualificatifs qui forment, à mon avis, un ensemble identitaire présenté ici au moyen d’œuvres choisies.

      Les ensembles d’objets nous permettent de distinguer l’art populaire québécois et de le définir comme entité². La démarche inclut l’analyse des œuvres...

  10. BIBLIOGRAPHIE
    (pp. 311-320)
  11. INDEX DES ARTISTES
    (pp. 321-322)
  12. Back Matter
    (pp. 323-323)