Collected Poems

Collected Poems

SAINT-JOHN PERSE
W. H. AUDEN
HUGH CHISHOLM
DENIS DEVLIN
T. S. ELIOT
ROBERT FITZGERALD
WALLACE FOWLIE
RICHARD HOWARD
LOUISE VARÈSE
Copyright Date: 1983
Pages: 682
https://www.jstor.org/stable/j.ctt7zv6tk
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  • Book Info
    Collected Poems
    Book Description:

    The Collected Poems of the Nobel laureate and poet-statesman are here reissued with the posthumous Song for an Equinox, to form a complete edition of his poetic oeuvre, including also his I960 Nobel speech On Poetry" and his 1965 essay on Dante.

    Originally published in 1983.

    ThePrinceton Legacy Libraryuses the latest print-on-demand technology to again make available previously out-of-print books from the distinguished backlist of Princeton University Press. These paperback editions preserve the original texts of these important books while presenting them in durable paperback editions. The goal of the Princeton Legacy Library is to vastly increase access to the rich scholarly heritage found in the thousands of books published by Princeton University Press since its founding in 1905.

    eISBN: 978-1-4008-5639-8
    Subjects: Language & Literature

Table of Contents

  1. Front Matter
    (pp. [i]-[iv])
  2. Table of Contents
    (pp. [v]-[vi])
  3. POÉSIE
    (pp. 1-14)

    J’aiaccepté pour la Poésie l’hommage qui lui est ici rendu, et que j’ai hâte de lui restituer.

    La poésie n’est pas souvent à l’honneur. C’est que la dissociation semble s’accroître entre l’œuvre poétique et l’activité d’une société soumise aux servitudes matérielles. Écart accepté, non recherché par le poète, et qui serait le même pour le savant sans les applications pratiques de la science.

    Mais du savant comme du poète, c’est la pensée désintéressée que l’on entend honorer ici. Qu’ici du moins ils ne soient plus considérés comme des frères ennemis. Car l’interrogation est la même qu’ils tiennent sur un...

  4. ÉLOGES
    (pp. 15-70)
  5. LA GLOIRE DES ROIS
    (pp. 71-98)
  6. ANABASE
    (pp. 99-144)

    Il naissaitun poulain sous les feuilles de bronze. Un homme mit des baies amères dans nos mains. Étranger. Qui passait. Et voict qu’il est bruit d’azltres provinces à mon gré … “Je vous salue, ma fille, sous le plus grand des arbres de l’année.”

    Car le Soleil entre au Lion et l’Étranger a mis son doigt dans la bouche des morts. Étranger. Qui riait. Et nous parle d’une herbe. Ah! tant de souffles aux provinces! Qu’il est d’aisance dans nos voies! que la trompette m’est délice et la plume savante au scandale de l’aile! … “Mon âme, grande fille,...

  7. EXIL
    (pp. 145-172)
  8. PLUIES
    (pp. 173-196)
  9. NEIGES
    (pp. 197-210)

    Et puisvinrent les neiges, les premières neiges de l’absence, sur les grands lés tissés du songe et du réel; et toute peine remise aux hommes de mémoire, il y eut une fraîcheur de linges à nos tempes. Et ce fut au matin, sous le sel gris de l’aube, un peu avant la sixième heure, comme en un havre de fortune, un lieu de grâce et de merci où licencier l’essaim des grandes odes du silence.

    Et toute la nuit, à notre insu, sous ce haut fait de plume, portant très haut vestige et charge d’âmes, les hautes villes de...

  10. POÈME À L’ÉTRANGÈRE
    (pp. 211-224)
  11. VENTS
    (pp. 225-358)
  12. AMERS
    (pp. 359-576)

    Et vous,Mers, qui lisiez dans de plus vastes songes, nous laisserez-vous un soir aux rostres de la Ville, parmi la pierre publique et les pampres de bronze?

    Plus large, ô foule, notre audience sur ce versant d’un âge sans déclin: la Mer, immense et verte comme une aube à l’orient des hommes,

    La Mer en jête sur ses marches comme une ode de pierre: vigile et fête à nos frontières, murmure et fête à hauteur d’hommes—la Mer elle-même notre veille, comme une promulgation divine

    L’odeur funèbre de la rose n’assiégera plus les grilles du tombeau; l’heure vivante...

  13. CHRONIQUE
    (pp. 577-606)

    «Grandâge, nous voici. Fraîcheur du soir sur les hauteurs, souffle du large sur tous les seuils, et nos fronts mis à nu pour de plus vastes cirques

    Un soir de rouge et longue fièvre, où s’abaissent les lances, nous avons vu le ciel en Ouest plus rouge et rose, du rose d’insectes des marais salants: soir de grand erg, et très grand orbe, où les premières élisions du jour nous furent telles que défaillances du langage.

    Et c’est un déchirement d’entrailles, de viscères, sur toute l’aire illuminée du Siècle: linges lavés dans les eaux mères et le doigt...

  14. OISEAUX
    (pp. 607-640)

    L’oiseau,de tous nos consanguins le plus ardent à vivre, mène aux confins du jour un singulier destin. Migrateur, et hanté d’inflation solaire, il voyage de nuit, les jours étant trop courts pour son activité. Par temps de lune grise couleur du gui des Gaules, if peuple de son spectre la prophétie des nuits. Et son cri dans la nuit est cri de l’aube elle-même: cri de guerre sainte à l’arme blanche.

    Au fléau de son aile l’immense libration d’une double saison; et sous la courbe du vol, la courbure même de la terre … L’alternance est sa loi, l’ambiguïté...

  15. POÈME POUR VALERY LARBAUD
    (pp. 641-646)
  16. POUR DANTE
    (pp. 647-672)

    Se leveraujourd’hui en l’honneur du Dante, c’est s’exprimer anonymement au nom d’une immense famille: celle pour qui le nom, le mot Dante, puissant vocable, tient la plus haute résonance au fond de l’antre poétique.

    Ceux-là se lèvent avec nous pour qui le fait Dante se confond de lui-même avec le grand fait poétique dans l’histoire de l’homme d’Occident.

    Avec nous l’ovation jubilaire, et la louange, en toutes langues, sur toutes rives d’Occident! … Des feux s’allument sur les cimes, des voix s’élèvent dans les villes, et c’est pour l’homme de notre temps comme un saisissement nouveau.

    Pour la septième...

  17. SÉCHERESSE
    (pp. 675-688)

    Quandla sécheresse sur la terre aura tendu sa peau d’ânesse et cimenté l’argile blanche aux abords de la source, le sel rose des salines annoncera les rouges fins d’empires, et la femelle grise du taon, spectre aux yeux de phosphore, se jettera en nymphomane sur les hommes dévêtus des plages… Fange écarlate du langage, assez de ton infatuation!

    Quand la sécheresse sur la terre aura pris ses assises, nous connaîtrons un temps meilleur aux affrontements de l’homme: temps d’allégresse et d’insolence pour les grandes offensives de l’esprit. La terre a dépouillé ses graisses et nous lègue sa concision. À...

  18. CHANT POUR UN ÉQUINOXE
    (pp. 689-694)
  19. NOCTURNE
    (pp. 695-698)

    Lesvoici mûrs, ces fruits d’un ombrageux destin. De notre songe issus, de notre sang nourris, et qui hantaient la pourpre de nos nuits, ils sont les fruits du long souci, ils sont les fruits du long désir, ils furent nos plus secrets complices et, souvent proches de l’aveu, nous tiraient à leurs fins hors de l’abîme de nos nuits … Au feu du jour toute faveur! les voici mûrs et sous la pourpre, ces fruits d’un impérieux destin—Nous n’y trouvons point notre gré.

    Soleil de l’être, trahison! Où fut la fraude, où fut l’offense? où fut la tare,...

  20. CHANTÉ PAR CELLE QUI FUT LÀ
    (pp. 699-706)
  21. APPENDIX: Prefaces by T.S. Eliot and Louise Varèse to the original editions of Anabase and Éloges in translation
    (pp. 707-716)
  22. BIBLIOGRAPHICAL NOTE
    (pp. 717-718)