Bureau fédéral de la statistique

Bureau fédéral de la statistique: Les origines et l'evolution du bureau central de la statistique au Canada, 1841- 1972

David A. Worton
Copyright Date: 1998
Pages: 360
https://www.jstor.org/stable/j.ctt80mzp
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    Bureau fédéral de la statistique
    Book Description:

    Le Bureau fédéral de la statistique a balisé l'évolution du Canada d'une économie de base à une puissance industrielle adulte, au seuil de l'ère de l'information. Tout au long de cette évolution, la nécessité d'obtenir des informations a progressé à la fois en quantité et en complexité alors même que les techniques destinées à recueillir, dépouiller, analyser et divulguer ces informations subissaient de profondes transformations. David A. Worton se penche sur la manière dont le système statistique canadien a fait face à ces profonds changements et décrit les importantes contributions que le Canada a apportées à la statistique et à sa production.

    eISBN: 978-0-7735-6737-5
    Subjects: Political Science

Table of Contents

  1. Front Matter
    (pp. i-vi)
  2. Table of Contents
    (pp. vii-viii)
  3. Préface
    (pp. ix-xiv)
  4. Illustrations
    (pp. xv-2)
  5. CHAPITRE I 1841-1867 : La statistique dans la province du Canada
    (pp. 3-12)

    En 1841, par suite du rapport Durham, le Haut et le Bas-Canada furent réunis pour former la province du Canada. Ils deviendraient plus tard le Canada-Ouest et le Canada-Est, puis dans le sillage de la Confédération en 1867, l’Ontario et le Québec. L’économie de la nouvelle province, articulée autour du commerce des fourrures, était en voie de se transformer en une économie agricole qui, par le recours aux immigrants européens, contribuerait à la colonisation des terres vierges. Dans les années 1840, aucun organisme public n’avait compétence en ce domaine, d’où l’absence d’une entité chargée de recueillir et d’analyser les données...

  6. CHAPITRE II 1867-1905 : La statistique après la Confédération
    (pp. 13-32)

    L’Acte de l’Amérique du Nord britanniquede 1867 pourvut à la répartition des pouvoirs entre le Dominion et les provinces et attribua à l'État « le recensement et les statistiques¹ ». Pourtant, seule la mention du recensement figurait dans l’avant-projet de loi qui avait été étudié à la Conférence de Québec en octobre 1864. L’architecte de l’actuel système statistique canadien, Robert Hamilton Coats, se demanda si l’influence de Taché n’aurait pas conduit à l'ajout des « statistiques² », ce qui serait confirmé d’ailleurs par le choix du moment et par la forte impression créée par le mémoire de 1865. Quoi...

  7. CHAPITRE III 1892-1912 : Nouveaux rôles, nouveaux responsables
    (pp. 33-52)

    Pendant les premières années qui suivirent la Confédération, l’économie continua de prospérer. Au milieu de la décennie 1870, elle fut secouée par une crise qui dura plus de 20 ans, mise à part l’accalmie du début des années 1880. Les contraintes budgétaires engendrées par la crise n’étaient pas propices à de nouvelles initiatives, ce qui explique en bonne partie la réticence ou l’incapacité du ministère de l'Agriculture à se lancer dans des travaux statistiques autres que les recensements décennaux.

    La conjoncture s’améliora au milieu des années 1890, et la première décennie du xxesiècle connut une croissance économique sans précédent....

  8. CHAPITRE IV 1912-1918 : Foster, Coats et la centralisation
    (pp. 53-72)

    Dans l’histoire de la statistique officielle au Canada, l’annee 1912 fut une année charnière, marquée entre autres par l’entrée en fonction du nouveau ministre du Commerce, George Eulas Foster. Le ministère figurait au premier plan des mesures qui depuis 20 ans étaient mises de l’avant pour une réforme de la statistique. Foster occupa le portefeuille pendant presque dix ans. II comprenait fort bien les enjeux, puisqu’il avait été ministre des Finances de 1887 à 1896. Sa vision, son engagement et son autorité contribuèrent au formidable essor que connut la statistique pendant son mandat.

    Le leravril 1912, le Bureau du...

  9. CHAPITRE V 1918-1939 : Le Bureau fédéral de la statistique – La mise en oeuvre des programmes
    (pp. 73-102)

    Au nouveau Bureau fédéral de la statistique, les premières années de l’après-guerre furent marquées par diverses réalisations. Suivant le modèle que Coats avait décrit en 1916 dans son rapport sur le système national de statistique, l’organisme était constitué de l’ancien Bureau du recensement et de la statistique, auquel s’étaient ajoutés les services transférés d’autres ministères et des divisions nouvellement créées. Certains programmes se développaient, d’autres étaient mis en route. En 1923, Coats présenta le bilan suivant :

    « (1) Le recensement (décennal et quinquennal) a été réorganisé [...].

    (2) Il a été établi un plan national de statistiques vitales [...]....

  10. CHAPITRE VI 1918-1939 : La lutte du Bureau pour sa reconnaissance
    (pp. 103-114)

    Entre 1922 et 1926, sous l’effet de la révision des méthodes administratives et des rapports hiérarchiques au ministère du Commerce, le Bureau vit diminuer de beaucoup son pouvoir — qui était déjà une source d’insatisfaction pour Coats — et les moyens mis à sa disposition. La situation allait durer une quarantaine d’années et atteignit son point culminant entre les deux guerres¹.

    Tout débuta au printemps 1915 lorsque Coats répondit à l’invitation de Poster de prendre les rênes du Bureau du recensement et de la statistique et de donner suite aux recommandations du rapport de la commission ministérielle. « Je suis prêt à...

  11. CHAPITRE VII Les années 1930 : En quête de la reconnaissance professionnelle
    (pp. 115-142)

    S’il pouvait sembler parfois que l’obtention d’un statut distinct pour le Bureau était au coeur des préoccupations de Coats entre les deux guerres, elle demeurait néanmoins subordonnée à la quête parallèle de la reconnaissance professionnelle. Sans la reconnaissance, l’autonomie administrative n’eût été qu’une victoire mitigée. Le Bureau ne réalisa ni l’un ni l’autre objectif pendant le mandat de Coats, mais le fait de relever du ministère du Commerce ne l’empêcha sans doute pas d’atteindre son épanouissement professionnel, qui était d’ailleurs tributaire de facteurs tout autres, surtout la constitution d’une clientèle d’utilisateurs avertis.

    Cette tendance s’amorça dans les années 1930, lorsque...

  12. CHAPITRE VIII 1918-1939 : Le rôle du Bureau dans l’évolution de la communauté statistique internationale
    (pp. 143-158)

    Avant la Première Guerre, le Canada et les autres dominions autonomes n’étaient pas reconnus comme des pays distincts en vertu du droit international : ils étaient considérés comme des prolongements coloniaux de la mère patrie. Cependant, ils insistèrent tant pour avoir leur mot à dire dans l’orientation de l’effort de guerre auquel ils prenaient part, que l’on en vint à créer le Cabinet impérial de guerre et à tenir une conférence impériale de guerre en 1917. Ce geste reconnaissait, grâce surtout à l’initiative du premier ministre du Canada, Robert Borden, que les dominions étaient « des nations autonomes faisant partie...

  13. CHAPITRE IX 1939-1942 : La fin de ľépoque Coats
    (pp. 159-180)

    La carriére de Coats, qui dura plus de 25 ans, s’était amorcée et terminée en période de guerre. Nommé statisticien du Dominion au milieu de 1915, Coats guida le Bureau dans des projets qui consistèrent à mener le recensement des provinces des Prairies en 1916; annualiser le recensement des manufactures; exécuter des travaux pour des organismes de soutien à l’effort de guerre, notamment la Commission canadienne du ravitaillement et le Contrôleur du combustible; et, vers la fin de la guerre, participer à l’inscription nationale. Le Bureau était de taille modeste et mal équipé; il ne pouvait done apporter à l’administration...

  14. CHAPITRE X 1942-1945 : Le passage de Cudmore
    (pp. 181-190)

    Sedley Anthony Cudmore était statisticien du Dominion depuis à peine quatre ans lorsqu’il mourut subitement en octobre 1945. Mais son rôle fut déterminant dans l’histoire du Bureau. Dès son entrée en fonction, en janvier 1942, il lui fallut continuer de répondre de l’appareil gouvernemental en temps de guerre; le Bureau devait se charger provisoirement d’autres attributions et développer des programmes dans certains secteurs. L’appétit pour les statistiques était tel que d’autres ministères et organismes — le ministère des Munitions et des Approvisionnements et la Commission des prix et du commerce en temps de guerre, par exemple — se mirent à recueillir et...

  15. CHAPITRE XI 1945-1956 : Les années Marshall I – Les défis de l’après-guerre
    (pp. 191-210)

    Au moment où Herbert Marshall devint statisticien du Dominion le 18 octobre 1945, s’amorçait une décennie marquée par des mutations économiques et sociales presque sans précédent. Grâce à une politique d’immigration libérale et à un taux de natalité en progression constante, la population crût de 31 % entre 1946 et 1956. L’appareil industriel, qui avait connu un essor phénoménal pour répondre aux impératifs militaires, s’adapta à sa nouvelle mission, celle de satisfaire à la demande civile inassouvie. Pendant que la formation brute de capital fixe triplait, la dépense nationale brute en dollars constants grimpa de 68 %, ce qui représente...

  16. CHAPITRE XII 1945-1956 : Les années Marshall II – Innovations en matière de programmes
    (pp. 211-234)

    En matière de programmes, les années Marshall furent caractérisées par l’élaboration du Système de comptabilité nationale et par l’avancement des travaux dans certains domaines comme les projections démographiques et les ventilations selon la taille du revenu.

    Les nombreuses innovations apportées au recensement décennal de 1951, sur le plan du contenu et de la méthodologie, formèrent un contraste frappant avec les changements plus timides de l’ère Coats. On doit à Marshall le premier recensement national de midécennie, mené en 1956 et répété tous les dix ans par la suite. Le Bureau collabora par ailleurs aux travaux de la Commission royale d’enquête...

  17. CHAPITRE XIII 1957-1972 : Les années Duffett I – Les changements à l’administration et à l’infrastructure
    (pp. 235-254)

    Walter Elliott Duffett devint statisticien fédéral le lerjanvier 1957, à l’âge de 46 ans, et il demeura en poste jusqu’au 30 juin 1972, soit plus longtemps que ses deux prédécesseurs réunis. C’était le premier statisticien fédéral qui fut choisi à l’extérieur du Bureau. Il avait toutefois travaillé de près avec les cadres supérieurs de l’organisme et avec de nombreux ministères clients, et il connaissait bien le dossier de la statistique depuis la guerre.

    Né à Galt, en Ontario, il avait étudié à l’Université de Toronto et à la London School of Economies. Il avait occupé un poste d’économiste à...

  18. CHAPITRE XIV 1957-1972 : Les années Duffett II – Les programmes et autres enjeux
    (pp. 255-274)

    Pendant les 15 années où Walter Duffett fut statisticien fédéral, le Bureau s’occupa de quatre recensements. Il mena à terme celui de 1956, plus précisément les totalisations finales, l’analyse et la diffusion des résultats, puis exécuta les recensements de 1961 et de 1966. Il veilla aussi à la planification et à la tenue du recensement de 1971 et à la production des totalisations provisoires. Le recensement de 1971 fut le plus complexe et le plus coûteux de l’histoire du pays. Outre leur valeur informative, les recensements de l’ère Duffett contribuèrent largement à faire avancer la méthodologie statistique.

    Le Bureau multiplia...

  19. ÉPILOGUE 1972-1995
    (pp. 275-282)

    Dans la préface, j’expliquais pourquoi je ne croyais pas souhaitable, ni même réalisable, de poursuivre l’histoire du bureau central de la statistique au-delà du départ à la retraite de Duffett. Je m’en voudrais toutefois de décevoir le lecteur en le laissant sur sa faim au milieu de 1972. Aussi, malgré la difficulté à réunir une documentation solide et à porter un regard objectif sur les 25 ans qui se sont écoulés depuis, il pourrait s’avérer utile de faire un survol rapide de l’évolution du Bureau pendant cette période.

    Depuis la fin des années 1960, comme nous l’avons vu, on se...

  20. ANNEXES
    (pp. 283-308)
  21. Notes
    (pp. 309-356)
  22. Index
    (pp. 357-371)