Eugénie et Mathilde' by Madame de Souza

Eugénie et Mathilde' by Madame de Souza

Madame de Souza
Edited by Kirsty Carpenter
Volume: 26
Copyright Date: 2014
Pages: 236
https://www.jstor.org/stable/j.ctt9qfbph
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  • Book Info
    Eugénie et Mathilde' by Madame de Souza
    Book Description:

    Madame de Souza was an eighteenth-century political journalist of undisputed talent. She did not fear to accuse religion of falsely justifying intolerant political attitudes, or using indoctrination for little human gain. She dared to show that this achieved immediate social dislocation, and, in the long-term, grief and financial dysfunction. Eugénie et Mathilde, which documents revolutionary decisions made in Emigration, and the irrevocable futility of losing family, home, rank and property in war, fully reflects her approach. It is a complex and compelling story of one family and its experience of 1789-1797 - the years of exile during the French Revolution. Heart-rending decisions, forced departures, capital punishment and death of loved-ones make the novel as topical now as it was on the eve of Napoleon's Russian Campaign. Souza's plea for tolerance, fraternity and compromise on the part of the State and its enemies has a relevance that stretches out to the 21st Century; her message to include women in politics and not to make them suffer the unnecessary death of fathers, husbands, children and friends is even more current. This edition lifts the veil on a literary form of anti-sentimental romance, or the art of making historically accurate accounts masquerade as fiction. That, more than anything else, was Madame de Souza's forte.

    eISBN: 978-1-78188-179-8
    Subjects: Language & Literature

Table of Contents

  1. Front Matter
    (pp. i-iv)
  2. Table of Contents
    (pp. v-v)
  3. ACKNOWLEDGEMENTS
    (pp. vi-vi)
  4. INTRODUCTION
    (pp. 1-21)

    Madame de Souza’s 1811 novelEugénie et Mathildewas one of the most important French novels published prior to 1815. It explores the trauma of revolutionary France, and the angst associated with dislocation in war. It looks at the plight of the refugees, and the misery of financial destitution. It is, first and foremost, a political metaphor for the Revolution in France, and a testimony to what actually happened during the turbulent years of emigration (1789–1802). Madame de Souza wrote a subtle mixture of biographical sketches, travel accounts, political polemics and moral reflections having the advantage of escaping the...

  5. SELECT BIBLIOGRAPHICAL INFORMATION
    (pp. 22-28)
  6. [Illustrations]
    (pp. 29-32)
  7. EUGÉNIE ET MATHILDE, OU MÉMOIRES DE LA FAMILLE DU COMTE DE REVEL
    • Tome I
      (pp. 33-94)

      Le comte de Revel s’était marié fort jeune à mademoiselle de Couci.¹ Il jouissait d’une fortune considérable, substituée, à défaut d’enfant mâle, à une autre branche de sa maison; aussi désirait-il vivement un fils qui pût conserver ces grands biens dans sa famille. Mais la naissance d’une fille vint tromper ses espérances, et il sentit à peine la joie qui donne toujours un premier enfant.²

      Madame de Couci offrit de se charger de la petite Ernestine. Elle pensa que, dans l’isolement de la vieillesse, cet enfant lui ouvrirait un nouvel avenir, en créant pour elle de nouveaux intérêts; mais elle...

    • Tome II
      (pp. 95-162)

      Monsieur de Revel et sa famille arrivèrent à l’auberge avec une impression de tristesse qu’ils n’avaient jamais ressentie. Pas un seul domestique; et monsieur de Revel obligé de donner ses soins à toute chose, de surveiller lui-même l’établissement de chacun d’eux: très petit malheur, s’il n’avait pas été l’annonce de tous les autres.

      Ils passèrent la journée à attendre leurs gens, et à se communiquer leur craintes sur le sort du bon fermier. Enfin vers le soir il parut. La voiture s’était cassée; cet accident avait seul causé le retard qui les avait inquiétés.

      Monsieur de Revel sa femme et...

    • Tome III
      (pp. 163-228)

      En quittant Ladislas, Eugénie entra chez monsieur de Revel; elle se jeta à ses pieds, et s’écria: ‘Mon père! que je suis malheureuse!’ — Il voulut la relever, la faire asseoir près de lui. Mais dans son trouble, ne sachant si c’était à Dieu ou à son père qu’elle s’adressait, elle restait à genoux, et demandait d’être sauvée d’un amour qu’elle n’eût jamais dû écouter. — ‘Mon enfant,’ disait-il, ‘calmez-vous; demain nous examinerons ce que l’Église peut accorder à ma prière.’ — ‘L’Église!’ reprit-elle d’un égaré: ‘O par pitié, éloignez de moi cette espérance.’ — ‘Ma fille! je m’accuserai …’ — ‘Non, non, mon père....

    • Back Matter
      (pp. 229-230)