Cahiers Charlevoix 10

Cahiers Charlevoix 10: Études franco-ontariennes

Michel Bock
Jean-Pierre Pichette
Simon Laflamme
Yves Frenette
Marcel Bénéteau
Copyright Date: 2014
Pages: 330
https://www.jstor.org/stable/j.ctt9qh3r5
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    Cahiers Charlevoix 10
    Book Description:

    Ce dixième volume des Cahiers Charlevoix regroupe cinq études sur l’Ontario français, qui traitent du diocèse de Sault-Sainte-Marie dans le conflit franco-irlandais entre 1904 et 1934; des perspectives amoureuses et conjugales des jeunes du nord-est de l’Ontario; des aspects de l’histoire des Franco-Ontariens du Centre et du Sud-Ouest de 1970 à 2000; de l’art perdu de « faire des chansons » de la région du Détroit ainsi que des propos et confidences du jésuite ethnologue Germain Lemieux.

    eISBN: 978-2-7603-0954-8
    Subjects: History, Sociology

Table of Contents

  1. Front Matter
    (pp. 1-4)
  2. Avant-propos
    (pp. 5-10)
    Jean-Pierre Pichette
  3. Études

    • L’évêque Scollard et la question canadienne-française. Le diocèse de Sault-Sainte-Marie au cœur du conflit franco-irlandais (1904-1934)
      (pp. 13-64)
      Michel Bock

      En 1908, Napoléon Lepage, de Blezard-Valley, petite communauté agricole située près de Sudbury, tenta d’obtenir du délégué apostolique au Canada, Donato Sbarretti, une dispense qui lui eût permis d’épouser l’une de ses proches parentes. Lepage avait d’abord présenté sa demande à l’évêque de Sault-Sainte-Marie, David Joseph Scollard, qui s’y était opposé catégoriquement¹. Interrogé par le délégué apostolique sur le contexte entourant cette requête, Scollard justifia de la manière suivante sa décision d’interdire les mariages entre personnes« closely related by blood » : « The physical results in the children of parents closely related are most deplorable, especially among the...

    • Germain Lemieux par lui-même (1952-1995)
      (pp. 65-170)
      Jean-Pierre Pichette

      Nous poursuivons ici l’édition des confidences que le père Germain Lemieux faisait à l’auteur en novembre et décembre 1995. La première partie de cette entrevue, publiée dans ces pages, a essentiellement considéré la formation du futur jésuite et ethnologue, depuis son éducation familiale reçue durant son enfance à Cap-Chat, puis scolaire au Séminaire de Gaspé, et religieuse chez les jésuites à Montréal jusqu’à son installation à Sudbury, comme professeur de belles-lettres au collège du Sacré-Coeur, où il s’est adonné à l’enquête ethnographique. Elle couvrait les années 1914 à 1958¹ . Cette deuxième tranche, qui porte maintenant sur sa carrière et...

    • Les perspectives amoureuses et conjugales chez les jeunes du nord-est de l’Ontario
      (pp. 171-210)
      Simon Laflamme

      Dans les précédents numéros desCahiers Charlevoix, nous avons régulièrement mis en parallèle les francophones et les anglophones de l’Ontario. Dans le sixième cahier, la comparaison portait sur les médias qu’on trouve dans les foyers et sur l’usage qu’on en fait². Le septième poursuivait cette analyse en la centrant sur les usages et les représentations d’Internet³. Dans le huitième, le rapprochement avait pour objet les aspirations éducationnelles et professionnelles des jeunes⁴. Avec le neuvième, enfin, l’étude se transportait sur le thème des conditions sociales et des représentations qui entrent en jeu dans la transition que doivent faire les élèves du...

    • Aspects de l’histoire des Franco-Ontariens du Centre et du Sud-Ouest, 1970-2000
      (pp. 211-254)
      Yves Frenette

      Dans une étude précédente parue dans lesCahiers Charlevoix, nous avons étudié l’évolution des régions du centre et du sudouest de l’Ontario français entre 1940 et 1970. Nous avons alors fait ressortir que, contrairement à leurs compatriotes de l’est et du nord de la province, dont l’origine est en grande partie québécoise, les Franco-Ontariens du Centre et du Sud-Ouest ont des origines variées : française, canadienne, métisse, québécoise, acadienne, et que, en conséquence, leur identité a été plus fragmentée qu’ailleurs, en dépit d’un volumineux apport de migrants canadiens français. Notre travail s’appuyait sur les recensements fédéraux, sur des études sociologiques...

    • L’art perdu de « faire des chansons » : la chanson de composition locale dans la région du Détroit
      (pp. 255-314)
      Marcel Bénéteau

      Les folkloristes du Canada français ont démontré peu d’intérêt pour les chansons de composition locale. Les préjugés contre la forme sont de longue date. En 1919, Marius Barbeau écrivait :

      Il faut établir une distinction entre les pièces qui viennent de France et celles – relativement peu nombreuses – qui furent composées au Canada […] Tandis que la plupart des chants venus de France prirent naissance à une époque où les jongleurs (chanteurs ou compositeurs populaires) possédaient encore une éducation artistique particulière, les compositions canadiennes, elles, sortirent surtout de la classe des illettrés, ce qui explique sans doute la différence assez sensible...

  4. Chronique
    (pp. 315-322)
  5. Back Matter
    (pp. 323-328)
  6. Table of Contents
    (pp. 329-330)