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Research Report

DIVERGENCES ENTRE ISRAEL ET LES PAYS EUROPEENS DE L’OTAN SUR LA SECURITE DURABLE DE L’ETAT D’ISRAEL

Ilan Greilsammer
Edited by Jean Dufourcq
Copyright Date: Jan. 1, 2007
Published by: NATO Defense College
Pages: 76
OPEN ACCESS
https://www.jstor.org/stable/resrep10341

Table of Contents

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  1. (pp. 1-2)
  2. (pp. 3-4)
  3. (pp. 5-5)
    Ilan Greilsammer

    Je tiens à remercier le Commandant du Collège, le Lieutenant Général Marc Vankeirsbilck pour son accueil. Ma gratitude va également au Doyen, Samuel Grier, avec qui j’ai eu des discussions très fructueuses sur nos intérêts communs de recherche, en particulier sur le terrorisme et les kamikazes. Je remercie aussi de tout coeur le Brigadier Général Klaus Wittmann pour sa bienveillance et ses excellents conseils.

    J’ai eu la chance exceptionnelle d’avoir comme «tuteur» le directeur de la Branche Recherche, mon ami l’amiral Jean Dufourcq dont j’ai beaucoup appris intellectuellement, et je voudrais dire ici à Jean à quel point j’ai apprécié...

  4. (pp. 6-7)

    Au départ de cette recherche il y a une constatation: l’importance des divergences entre Israël et les pays européens de l’OTAN, concernant les solutions durables au conflit israélo-arabe, et concernant la sécurité d’Israël.

    Pourquoi de telles divergences existent-elles, entre des pays qui sont tous des pays démocratiques et pluralistes, qui appartiennent somme toute au même «camp» idéologique, celui de l’Ouest, de la séparation des pouvoirs, des droits de l’homme et de la démocratie, qui sont tous des «Etats de droit», et qui reconnaissent tous le droit à l’existence de l’Etat d’Israël?

    Il est incontestable que depuis la guerre des Six-Jours...

  5. (pp. 8-18)

    On ne peut comprendre l’approche israélienne de la sécurité sans remonter aux origines de l’Etat juif et aux problèmes de défense qui ont entouré sa naissance. Rappelons qu’il y a toujours eu des Juifs en terre de Palestine/Israël, vivant aux côtés de la population locale majoritaire. Au cours des siècles, tout au long du Moyen-âge et à l’époque moderne, des Juifs sont venus s’installer sur cet étroit territoire, en général des hommes très pieux qui arrivaient pour des raisons religieuses, pour y prier, y étudier et y être enterrés. Ces Juifs s’établissaient dans l’une des «villes saintes» du Judaïsme: Jérusalem...

  6. (pp. 19-32)

    Le problème sécuritaire d’Israël a dès le départ été dominé par le refus général, total et absolu du monde arabe et islamique de reconnaître le droit à l’existence d’un Etat juif en Palestine et le partage du territoire décidé par l’Organisation des Nations unies, en même temps que par l’amélioration lente et progressive du potentiel militaire arabe.

    Rappelons, car ceci est imprimé dans la conscience des Israéliens, que dès le lendemain de la proclamation de la naissance de l’Etat juif par Ben Gourion, l’ensemble des armées arabes ont attaqué le nouvel Etat sur tous les fronts, dans le but de...

  7. (pp. 33-42)

    A la veille de la guerre des Six-Jours, en mai-juin 1967, la population israélienne a subitement eu le sentiment dramatique que le pays était étranglé, asphyxié. Il y eut un mois extrêmement décisif. Le retrait soudain des forces de l’ONU, la fermeture par Gamal Abdel Nasser des détroits de Tiran et l’interdiction faite aux navires israéliens d’accéder à la mer Rouge, suscita un intense sentiment d’inquiétude qui précipita la guerre préventive.

    Durant la guerre des Six-Jours, Israël a très rapidement fait la preuve de sa supériorité militaire et occupé l’ensemble de la Cisjordanie, la bande de Gaza, le désert du...

  8. (pp. 43-60)

    Le début des années 1990 inaugure pour Israël une période de changements considérables, qui vont avoir une influence déterminante sur ses stratégies sécuritaires.

    Tout d’abord, objectivement, la dislocation de l’Union soviétique et la chute du communisme ont très nettement amélioré la situation stratégique d’Israël, sans que celui-ci n’ait rien fait. L’URSS et ses satellites européens menaient depuis la guerre froide une politique très anti-israélienne et fournissaient un appui généreux au monde arabe dans sa lutte contre l’Etat juif. Or, au début des années quatre-vingt-dix, Israël a complètement normalisé ses relations avec la Russie de Gorbatchev, de Eltsine et plus tard...

  9. (pp. 61-61)

    A la fin de mon séjour à Rome a eu lieu la guerre israélienne au Liban, suite à l’agression du Hezbollah en territoire israélien. Cette crise a été l’occasion de nouvelles dissensions et de différences d’appréciation entre Israéliens et Européens, toujours selon la même ligne de partage: usage de la force et diplomatie.

    Pour les Européens, les problèmes humanitaires occupent aujourd’hui le premier plan: ils ont insisté sur le nombre de victimes civiles, de personnes déplacées, sur les destructions massives des équipements, sur la situation humanitaire dramatique, sur l’aide alimentaire et les couloirs humanitaires.

    Pour les Européens, il était essentiel...

  10. (pp. 62-67)

    Le fossé actuel entre les conceptions israéliennes et européennes de la sécurité durable d’Israël n’est pas un fossé infranchissable. Au vu de l’histoire des relations mutuelles entre l’Etat juif et la composante européenne de l’OTAN, il semble possible de formuler des conseils opérationnels à l’un et aux autres.

    1. L’un des grands problèmes d’Israël depuis sa création a été la place primordiale occupée par les militaires et les ex-militaires dans l’appareil de prise de décision. Les militaires ont très souvent pensé exclusivement en termes d’usage de la force même si certains, à un âge avancé, se sont tournés vers des solutions...

  11. (pp. 68-71)
  12. (pp. 72-74)