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Poems Under Saturn: Poemes saturniens

Poems Under Saturn: Poemes saturniens

Paul Verlaine
TRANSLATED AND WITH AN INTRODUCTION BY Karl Kirchwey
Copyright Date: 2011
Pages: 176
https://www.jstor.org/stable/j.ctt7srzq
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  • Book Info
    Poems Under Saturn: Poemes saturniens
    Book Description:

    Poems Under Saturnis the first complete English translation of the collection that announced Paul Verlaine (1844-1896) as a poet of promise and originality, one who would come to be regarded as one of the greatest of nineteenth-century writers. This new translation, by respected contemporary poet Karl Kirchwey, faithfully renders the collection's heady mix of classical learning and earthy sensuality in poems whose rhythm and rhyme represent one of the supreme accomplishments of French verse. Restoring frequently anthologized poems to the context in which they originally appeared,Poems Under Saturntestifies to the blazing talents for which Verlaine is celebrated.

    The poems display precocious virtuosity, mingling the attractions of the flesh with the longings of the spirit. Greek and Hindu myth give way to intimate erotic meditations and wickedly satirical society portraits, mythological landscapes alternate with gritty narratives of mid-nineteenth century Paris, visions of happiness yield to nightmarish glimpses of deep alienation, and real and imaginary characters--including Achilles, Valmiki, Charlemagne, and Spain's baleful King Philip II--all figure as the subject matter of a supremely ambitious young poet.

    Poems Under Saturnpresents the extraordinary devotion and intense musicality of an artist for whom poetry remained the one true passion.

    eISBN: 978-1-4008-3820-2
    Subjects: Language & Literature

Table of Contents

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  1. Front Matter
    (pp. i-iv)
  2. Table of Contents
    (pp. v-vi)
  3. Acknowledgments
    (pp. vii-viii)
  4. Introduction
    (pp. ix-1)

    In the late summer of 2006, I began to translate a few favorite early Verlaine poems. This innocent amusement somehow became an obsession—and a kind of love affair. What has by now become a complete translation of Verlaine’s first book, thePoèmes saturniens (Poems Under Saturn)of 1866—so far as I know the only complete translation of the book in English—began with two motivations common to most, if not all, translations: admiration for the original work, and a certain impatience with the existing translations. Of the former I shall say more in a moment.

    The Verlaine translations...

  5. Les Sages d’autrefois
    (pp. 2-4)
    P.V.

    Les Sages d’autrefois, qui valaient bien ceux-ci,

    Crurent, et c’est un point encor mal éclairci,

    Lire au ciel les bonheurs ainsi que les désastres,

    Et que chaque âme était liée à l’un des astres.

    (On a beaucoup raillé, sans penser que souvent

    Le rire est ridicule autant que décevant,

    Cette explication du mystère nocturne.)

    Or ceux-là qui sont nés sous le signe SATURNE,

    Fauve planète, chère aux nécromanciens,

    Ont entre tous, d’après les grimoires anciens,

    Bonne part de malheurs et bonne part de bile.

    L’Imagination, inquiète et débile,

    Vient rendre nul en eux l’effort de la Raison.

    Dans leurs veines,...

  6. Prologue
    (pp. 5-14)

    Dans ces temps fabuleux, les limbes de l’histoire,

    Où les fils de Raghû, beaux de fard et de gloire,

    Vers la Ganga régnaient leur règne étincelant,

    Et, par l’intensité de leur vertu troublant

    Les Dieux et les Démons et Bhagavat lui-même,

    Augustes, s’élevaient jusqu’au Néant suprême,

    Ah! la terre et la mer et le ciel, purs encor

    Et jeunes, qu’arrosait une lumière d’or

    Frémissante, entendaient, apaisant leurs murmures

    De tonnerres, de flots heurtés, de moissons mûres,

    Et retenant le vol obstiné des essaims,

    Les Poètes sacrés chanter les Guerriers saints,

    Ce pendant que le ciel et la mer et la...

  7. Melancholia
    (pp. 15-32)

    Tout enfant, j’allais rêvant Ko-Hinnor,

    Somptuosité persane et papale,

    Héliogabale et Sardanapale!

    Mon désir créait sous des toits en or,

    Parmi les parfums, au son des musiques,

    Des harems sans fin, paradis physiques!

    Aujourd’hui, plus calme et non moins ardent,

    Mais sachant la vie et qu’il faut qu’on plie,

    J’ai dû refréner ma belle folie,

    Sans me résigner par trop cependant.

    Soit! le grandiose échappe à ma dent,

    Mais fi de l’aimable et fi de la lie!

    Et je hais toujours la femme jolie!

    La rime assonante et l’ami prudent.

    Souvenir, souvenir, que me veux-tu? L’automne

    Faisait voler la grive...

  8. Eaux-fortes
    (pp. 33-48)

    La lune plaquait ses teintes de zinc

    Par angles obtus.

    Des bouts de fumée en forme de cinq

    Sortaient drus et noirs des hauts toits pointus.

    Le ciel était gris, la bise pleurait

    Ainsi qu’un basson.

    Au loin, un matou frileux et discret

    Miaulait d’étrange et grêle façon.

    Le long des maisons, escarpe et putain

    Se coulaient sans bruit,

    Guettant le joueur au pas argentin

    Et l’adolescent qui mord à tout fruit.

    Moi, j’allais, rêvant du divin Platon

    Et de Phidias,

    Et de Salamine et de Marathon,

    Sous l’oeil clignotant des bleus becs de gaz.

    J’ai vu passer dans mon...

  9. Paysages tristes
    (pp. 49-66)

    Une aube affaiblie

    Verse par les champs

    La mélancolie

    Des soleils couchants.

    La mélancolie

    Berce de doux chants

    Mon coeur qui s’oublie

    Aux soleils couchants.

    Et d’étranges rêves,

    Comme des soleils

    Couchants sur les grèves,

    Fantômes vermeils,

    Défilent sans trêves,

    Défilent, pareils

    À des grands soleils

    Couchants sur les grèves.

    Le Souvenir avec le Crépuscule

    Rougeoie et tremble à l’ardent horizon

    De l’Espérance en flamme qui recule

    Et s’agrandit ainsi qu’une cloison

    Mystérieuse où mainte floraison

    —Dahlia, lys, tulipe et renoncule—

    S’élance autour d’un treillis, et circule

    Parmi la maladive exhalaison

    De parfums lourds et chauds, dont le poison

    —Dahlia,...

  10. Caprices
    (pp. 67-80)

    Elle jouait avec sa chatte,

    Et c’était merveille de voir

    La main blanche et la blanche patte

    S’ébattre dans l’ombre du soir.

    Elle cachait—la scélérate!—

    Sous ces mitaines de fil noir

    Ses meurtriers ongles d’agate,

    Coupants et clairs comme un rasoir.

    L’autre aussi faisait la sucrée

    Et rentrait sa griffe acérée,

    Mais le diable n’y perdait rien …

    Et dans le boudoir où, sonore,

    Tintait son rire aérien,

    Brillaient quatre points de phosphore.

    Le chagrin qui me tue est ironique, et joint

    Le sarcasme au supplice, et ne torture point

    Franchement, mais picote avec un faux sourire

    Et transforme en...

  11. Autres poèmes
    (pp. 81-134)

    Les violons mêlaient leur rire au chant des flûtes,

    Et le bal tournoyait quand je la vis passer

    Avec ses cheveux blonds jouant sur les volutes

    De son oreille où mon Désir comme un baiser

    S’élançait et voulait lui parler sans oser.

    Cependant elle allait, et la mazurque lente

    La portait dans son rythme indolent comme un vers,

    —Rime mélodieuse, image étincelante,—

    Et son âme d’enfant rayonnait à travers

    La sensuelle ampleur de ses yeux gris et verts.

    Et depuis, ma Pensée—immobile—contemple

    Sa Splendeur évoquée, en adoration,

    Et, dans son Souvenir, ainsi que dans un temple,

    Mon Amour...

  12. Épilogue
    (pp. 135-144)

    Le soleil, moins ardent, luit clair au ciel moins dense.

    Balancés par un vent automnal et berceur,

    Les rosiers du jardin s’inclinent en cadence.

    L’atmosphère ambiante a des baisers de soeur,

    La Nature a quitté pour cette fois son trône

    De splendeur, d’ironie et de sérénité:

    Clémente, elle descend, par l’ampleur de l’air jaune,

    Vers l’homme, son sujet pervers et révolté.

    Du pan de son manteau que l’abîme constelle,

    Elle daigne essuyer les moiteurs de nos fronts,

    Et son âme éternelle et sa forme immortelle

    Donnent calme et vigueur à nos coeurs mous et prompts.

    Le frais balancement des ramures...

  13. Notes
    (pp. 145-152)
  14. Back Matter
    (pp. 153-154)