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Research Report

Union pour la Méditerranée Le potentiel de l’acquis de Barcelone

Roberto Aliboni
George Joffe
Erwan Lannon
Azzam Mahjoub
Abdallah Saaf
Álvaro de Vasconcelos
Copyright Date: Nov. 1, 2008
Pages: 36
OPEN ACCESS
https://www.jstor.org/stable/resrep07061
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Table of Contents

  1. (pp. 7-8)

    L’initiative de la France en faveur de l’Union pour la Méditerranée a relancé le débat sur le processus de Barcelone – le Partenariat euro-méditerranéen (PEM) – et sur les relations euro-méditerranéennes dans un contexte élargi. Ce débat a permis de dresser à nouveau le bilan de ce qui a été réalisé dans le cadre de l’initiative méditerranéenne de l’Europe et de déterminer ce qui doit être fait pour renforcer l’initiative initiale – une démarche particulièrement souhaitable. La proposition initiale d’Union méditerranéenne présentée par la France était limitée aux États riverains de la Méditerranée car ils sont concernés plus directement par...

  2. (pp. 9-16)

    Il importe de rappeler que des institutions et des politiques communes ont été élaborées dans la région méditerranéenne depuis plus d’une dizaine d’années et que cet acquis doit être pris en compte dans une nouvelle initiative.

    Le Partenariat euro-méditerranéen est beaucoup plus qu’un simple processus intergouvernemental de coopération politique : il inclut également l’approche communautaire, qui a été appliquée avec succès à l’élargissement, pour développer les relations euro-méditerranéennes.

    Les accords d’association euro-méditerranéens, par exemple, établissent un ensemble de normes dont l’objectif est de faciliter l’inclusion euro-méditerranéenne, même si l’élargissement de l’Union n’est pas envisagé à long terme. Dans ce sens,...

  3. (pp. 17-22)

    L’initiative PB-UM renouvelée devrait régler un certain nombre de questions que le processus de Barcelone n’a pas encore permis de résoudre, mais qui n’en sont pas moins essentielles pour la région méditerranéenne.

    Un des principaux obstacles à la progression du processus de Barcelone a été l’incapacité, des deux côtés de la Méditerranée, à faire face à la montée politique des forces islamistes dans les pays du Sud. C’est l’un des grands échecs du passé et cet aspect doit figurer au centre de tout débat sur l’avenir du processus ou sur les nouvelles initiatives qui lui sont associées, comme l’Union pour...

  4. (pp. 23-25)

    Les propositions relatives aux nouvelles dispositions institutionnelles constituent elles aussi un volet qu’il convient de prendre en compte. Comme cela a été souligné plus haut, la proposition initiale présentée à Toulon et à Tanger en 2007 a une nouvelle fois été modifiée, suite à la Déclaration conjointe de Paris du 13 juillet 2008. Elle englobe désormais tous les États membres de l’Union ainsi que les États du Sud de la Méditerranée.

    Cela revient bien entendu à abandonner complètement les postulats de base sur lesquels reposait l’Union pour la Méditerranée, à savoir une Union qui n’appartiendrait qu’aux pays du littoral méditerranéen....

  5. (pp. 26-28)

    Une autre question est celle de savoir quels types d’action ou de programme seraient favorisés dans le cadre de la nouvelle initiative, et dans quelle mesure ils viendraient compléter les projets en cours. Six projets ont été sélectionnés par la Déclaration conjointe de Paris, en l’occurrence :

    i. Dépollution de la Méditerranée ;

    ii. Autoroutes de la mer et autoroutes terrestres ;

    iii. Protection civile ;

    iv. Energie de substitution ;

    v. Enseignement supérieur et recherche, université euro-méditerranéenne ;

    vi. Initiative méditerranéenne de développement des entreprises.

    Si l’idée est de continuer de se concentrer sur un petit nombre d’actions spécifiques...

  6. (pp. 29-29)

    La méthode préconisée pour financer les projets futurs de l’Union pour la Méditerranée, à savoir un financement au cas par cas combinant fonds publics et privés, s’apparente à la Banque méditerranéenne de développement que la Tunisie propose depuis longtemps et pourrait bien devenir un mécanisme grâce auquel on pourrait mobiliser des investissements privés par des partenaires méditerranéens.

    Un élément essentiel dans ce cas est que si, par exemple, c’est un investissement privé provenant des États membres du Conseil de coopération du Golfe qui est sollicité, ces pays s’attendront à participer à la mise en oeuvre, au suivi et à l’évaluation...

  7. (pp. 30-30)

    Dans les paragraphes qui précèdent, nous avons tenté de montrer qu’il n’existe pas de solutions simples aux problèmes liés à la construction d’une communauté euro-méditerranéenne, car l’Union européenne, comme ses partenaires du Sud, ont des choix difficiles à faire. Ces choix tournent autour de quatre grandes interrogations :

    i. Quelle doit être l’orientation de la politique méditerranéenne ?

    ii. Comment le cadre de coopération euro-méditerranéenne doit-il être structuré ?

    iii. Comment lier sécurité et réforme ?

    iv. Comment les migrants peuvent-ils devenir des acteurs à part entière du partenariat ?

    Pour pouvoir apporter une réponse, il faudra également répondre aux...

  8. (pp. 31-32)

    Malgré les tensions qu’elle a suscitées dans l’Union européenne, la proposition d’Union pour la Méditerranée présentée par le président Sarkozy a assurément fait vibrer la corde sensible des pays de la région du Sud de la Méditerranée et même de certains États européens du Sud. La raison principale en est qu’elle offre aux partenaires méditerranéens la possibilité de s’approprier une politique commune, ce qui n’était pas évident dans le Partenariat euro-méditerranéen, malgré le nom qu’il porte. Dans le cadre de la Politique européenne de voisinage, compte tenu de sa nature bilatérale, la question ne se pose pas de la même...

  9. (pp. 33-34)

    Lors de l’élaboration du projet, les partenaires devraient :

    i. veiller à ce qu’une consultation structurée et transparente ait lieu rapidement avec les partenaires méditerranéens de façon à ce que le « processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée » (PB-UM) puisse reposer sur le principe de la responsabilité commune ;

    ii. préserver l’acquis du Partenariat euro-méditerranéen et l’acquis potentiel du Partenariat euro-méditerranéen et de la PEV dans la mise en place du PBUM ;

    iii. s’occuper des intérêts, préoccupations et enjeux euro-méditerranéens communs et s’attaquer aux véritables questions clés telles que les réformes démocratiques, la libre circulation des...